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Cheptel Aleïkoum

Publié le 22 Avril 2019

Le 19 mai, en clôture de l’événement "Il était une fois le Val d’Ancœur", le collectif Cheptel Aleïkoum se produira en plein air au château de Blandy-les-Tours, dans un spectacle mêlant cirque et fanfare. L’occasion d’évoquer avec Olivier Pasquet, membre fondateur, l’histoire et la philosophie de sa compagnie.

  • Interview

    Cheptel Aleïkoum est un collectif artistique de cirque au nom énigmatique. Comment est-il né ?

    Lorsque nous avons quitté le Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne, en 2004, nous étions quatorze élèves décidés à continuer à travailler ensemble, sans pour autant être exclusifs. "Cheptel" désigne cet ensemble de personnalités, tandis que "Aleïkoum" signifie "à tous", en arabe. Puis, nous nous sommes établis à Saint-Agil, un village du Loir-et-Cher qui compte 300 habitants. Nous sommes extrêmement attachés à ce territoire. En 2007, nous y avons installé un chapiteau qui est devenu un lieu de travail et de représentation.

    Comment fonctionne le collectif ?

    Nous sommes organisés un peu comme une coopérative. Cette notion de "collectif" implique que nous n’avons pas une direction artistique. Au contraire, nous nous mettons autour de la table et nous échangeons au sujet de nos créations et de nos projets.
    Aujourd’hui, nous sommes six permanents. Vingt-cinq membres satellites ainsi que d’autres artistes qui nous accompagnent également, sans être décisionnaires. Nous sommes circassiens, musiciens ou techniciens.
    Plusieurs de nos créations tournent en ce moment : "Les Princesses", "Maintenant ou jamais", "Interprète" et "Opus 7", dont la production est gérée par les interprètes qui y prennent part, qui sont comme de petits collectifs au sein du groupe. Un spectacle sous chapiteau, "(V)îvre", est quant à lui en cours de création.  

    Depuis 2004, vous avez créé de très nombreux shows. Dans quel univers s’inscrivent-ils ?

    L’identité de Cheptel Aleïkoum s’est donc construite progressivement, sans postulat esthétique de départ, car nous sommes issus d’univers artistiques très différents. Pour autant, des dénominateurs communs apparaissent dans chacun de nos spectacles, comme la volonté de réduire la distance entre l’artiste et le public, afin que celui-ci puisse pleinement participer. Dans un spectacle de fanfare comme "Opus 7", cette proximité avec le public existe déjà : les artistes se mêlent à la foule, s’adaptent à l’espace où ils évoluent.

    Comment est née l’idée de mélanger cirque et création musicale ?

    Lorsque nous étions à l’école de cirque, chaque élève devait se lancer dans l’apprentissage d’un instrument. C’est comme ça que nous avons monté une fanfare, dans le cadre d’un projet d’été. C’est ainsi qu’est née Circa Tsuïca, la fanfare-cirque du Cheptel Aleïkoum, qui propose le spectacle "Opus 7".
    L’idée est de faire de la musique et du cirque en même temps, avec des personnages fanfarons, mais sans forcément construire une histoire. La douzaine d’interprètes du spectacle sont acrobates ou musiciens, même si au sein du collectif, nous faisons de moins en moins la distinction. Pour ma part, je suis acrobate, je fais du trampoline et de la bascule, mais je joue aussi de la caisse claire et de la batterie.

    Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit) “Opus 7” Dimanche 19 mai à 16h45 Château de Blandy-les-Tours Entrée libre