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Collectif Philémoi

Publié le 23 Janvier 2019

Avec ses sculptures sonores, Philémoi vous propose une expérience à la croisée des arts visuels et de la musique. Nous avons rencontré Sylvie Degrott, musicienne au sein de ce collectif singulier.

  • Quelle est l’histoire de Philémoi ?

    Ce collectif est né en 2003 de la rencontre de deux musiciens, Arnaud d’Hartencourt et Filip Degrott. Chacun d’eux venaient d’horizons très différents : les musiques actuelles pour l’un et les musiques anciennes ainsi que les sculptures sonores pour l’autre. Ils ont mélangé leurs univers respectifs et créé ainsi un spectacle original. Jérôme Degrott, graphiste de métier, les a rejoints quelques années plus tard, donnant naissance au fameux “BD-concert”, avant de devenir le percussionniste du groupe. Puis le collectif s’est enrichi d’autres personnalités. Pour ma part, je l’ai rejoint en 2013. Aujourd’hui, nous regroupons au sein de Philémoi les compétences qui nous permettent de créer des sculptures sonores, depuis la recherche acoustique ou numérique, jusqu’à leur conception.

    Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est une sculpture sonore ?

    C’est à la fois une œuvre d’art plastique et un instrument de musique, du visuel et du sonore, du matériel et de l’immatériel. Ce sont deux Français, les frères Baschet qui, dans les années 50, ont mis au point ce procédé. L’un était ingénieur et l’autre plasticien. Ils ont notamment inventé le “Cristal Baschet”, un instrument présent dans nos spectacles. Leurs créations sont plastiquement très liées au design, très en vogue à l’époque. À l’inverse, toutes nos sculptures sont figuratives, comme les séries sur les Demoiselles de Picasso, les Bouddha ou les Moaïs de l’Ile de Pâques.

    Pourquoi imaginer des expositions ?

    Notre marque de fabrique est de proposer à chacun d’être actif. C’est ce qui guide notre démarche. Lors des concerts, nous nous sommes rendu compte que le public était curieux de ce qu’il voyait sur scène. La suite logique était de développer des événements où l’on pourrait toucher les instruments et en jouer. Les visiteurs se les approprient facilement car les gestes sont simples et ne nécessitent aucun prérequis musical. Ils peuvent ainsi ressentir le plaisir de découvrir des sonorités et d’en créer de nouvelles, qui leur sont propres. Sensibles au handicap, nous voulons aussi que les créations soient accessibles aux personnes à mobilité réduite ou qu’un non-voyant puisse toucher les œuvres et en percevoir facilement les formes.

    De quoi sera-t-il question lors de l’exposition de Melun ?

    Nous allons proposer dix-huit sculptures sonores regroupées en trois familles : les instruments numériques à captation de mouvement (Métasphère, Méta-Image), les percussions (Demoiselle au chignon, Bouddha-Gong) et les sculptures à friction (Hirondelle-Galets, Moaï-Pirogue). Elles ont été sélectionnées afin de créer une ambiance sonore toujours équilibrée. Le premier jour, le 2 février, quatre artistes du collectif seront présents pour un moment musical interactif d’un quart d’heure, avant d’inviter les visiteurs à pratiquer à leur tour.

    Ces sculptures sonores sont à découvrir du 2 février au 9 mars 2019, du mardi au samedi (13H-18H), à l’Espace Saint-Jean de Melun.

     

    Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit)