Billetterie en ligne
culturetvous.fr : concerts, spectacles, événements...
Imprimer Partager
Vous êtes ici
Accueil /// Actualités
retour

/// Interviews

Pogo Car Crash Control: Frenchy Métal

Publié le 26 Septembre 2018

Ils sont blonds, mignons, mais ne vous y méprenez pas, ces petits anges ont une énergie diabolique ! Le groupe Pogo Car Crash Control (P3C), qui a embrasé la warzone du Hellfest et le Download l’été dernier, se produira le 19 octobre dans le cadre des Amplifiés. Un retour au pays très attendu pour ce quatuor survolté.

  • Olivier, vous êtes le chanteur et le guitariste des P3C. Comment votre groupe s’est-il constitué ?

    Louis, le batteur, et moi nous connaissons depuis le lycée. Lorsque nous avons eu notre bac il y a sept ans, nous n’avions pas envie de nous lancer immédiatement dans une vie professionnelle classique. Nous avons décidé de former notre groupe et de tout faire pour réussir. Simon, le frère de Louis, a rejoint notre projet en tant que second guitariste puis Lola est devenue notre bassiste.

    Que signifie Pogo Car Crash Control ?

    (Olivier s’écrie avec un naturel désarmant) Rien, même en anglais ! C’est mon frère qui m’a soufflé cette idée. Mais ça ressemble à notre musique. Ça évoque bien l’univers du métal.


    Vous êtes connus pour votre énergie indomptable. Quelles sont vos influences musicales ?

    Elles sont multiples ! Ça commence avec le rock classique jusqu’au punk, bien sûr. Les groupes comme Nirvana nous ont également nourris mais c’est surtout la nouvelle vague “garage” du début des années 2000 qui nous inspire. Nous sommes aussi très influencés par le hardcore et des groupes comme Slayer ou Ritox. On peut dire que notre musique est mi punk, mi métal.


    Votre univers est un mélange de musiques extrêmes mais vous chantez en français. C’est inattendu. Êtes-vous particulièrement attachés à la langue de Molière ?

    Quand nous avons débuté, nous n’avions pas l’intention de mettre des paroles sur notre musique. À l’origine, je ne suis pas chanteur. Mais nous avions la volonté d’être proches de notre public et des gens autour de nous. Nous voulions dénoncer les travers du quotidien de la grande banlieue parisienne. Le français nous est apparu comme naturel pour le faire. C’est notre langue. Et puis, il y a un côté vraiment excitant, parce que c’est très original de chanter en français dans le punk ou le métal et nous voulions être un groupe assez unique.


    Vous avez sorti un Extended Play (album court avec 4 à 8 chansons) en 2016. Votre premier album, Déprime hostile, est disponible depuis mars dernier. Comment s’écrit l’avenir des P3C ?  

    Notre nouvel album est prévu pour 2019. Le processus de création prend du temps. Simon et moi commençons par imaginer des riffs à la guitare. Ensuite, nous les travaillons avec le groupe. Nous réarrangeons chaque morceau ensemble et l’écriture des paroles n’intervient qu’en dernier lieu, lorsque nous sommes satisfaits de notre composition. En général, Louis, Simon et moi nous consacrons à cette dernière phase.

     
    Vous êtes originaires de Seine-et-Marne. Jouer dans le cadre des Amplifiés est forcément un grand moment… 

    Pour nous, c’est une première, même si nous avons déjà joué au Chaudron quand nous étions un groupe encore inconnu. Notre ami Lodex travaille à L’Empreinte, à Savigny-le-Temple. Il nous a beaucoup aidés à nos débuts et nous a permis d’accéder à plusieurs scènes locales. Nous sommes vraiment heureux de retourner au Mée-sur-Seine. C’est comme jouer en famille. Sauf que nous avons fait pas mal de chemin depuis la première fois.

     

    Pogo Car Crash Control va enflammer la scène du Chaudron le 19 octobre, à 20h, au Mée-sur-Seine. À ses côtés, se produiront deux autres artistes du cru, Lily et son post-folk résolument moderne ainsi que Cohaagen, un groupe aux influences grunge et métal.